Chevrolet Camaro Z/28 2014: Appelez-là Steve…

Steve, c’est le nom de code donné à l’icône automobile par le peu de gens chez GM au courant du fait qu’on la ramenait des oubliettes.

Et si vous demandez à Al Oppenheiser, ingénieur en chef, ou à Tom Peters, designer en chef, pourquoi ce fut Steve plutôt que George (?),on vous répondra… qu’on ne sait pas vraiment.

Alors, c’était Steve, tout simplement. Interdit ne serait-ce que de prononcer le mot Z/28 – sous presque peine de mort.

Du coup, la surprise a été totale au dernier salon automobile du printemps 2013, celui de New York.

Pourtant, les fans se demandaient depuis un bon moment déjà: « À quand une Z/28? »

Ceux-ci s’étaient même montrés surpris que la Camaro ZL1 n’ait pas été ainsi désignée.

« Mais la Camaro ZL1, réplique Al Oppenheiser, ce n’était pas une Camaro Z/28. La ZL1 est une voiture plus lourde, son moteur est suralimenté, nous l’avons donc conçue pour qu’elle soit en équilibre entre la route, le circuit et la piste de « drag ». »

Au contraire, la Camaro Z/28 a été strictement pensée pour le circuit. « Et elle ne sera pas pour tout le monde, » souffle l’ingénieur, presque religieusement.

C’était l’année de l’Expo…
Une Camaro Z/28, on n’en a plus distribuée depuis le début des années 2000, à la disparition (temporaire) du modèle – et celle (permanente) de l’usine de Boisbriand.

Mais voilà, on a profité du léger restylage de la Chevrolet Camaro 2014 (essentiellement, l’ouverture supérieure à la calandre s’est amincie, alors que celle inférieure avale encore plus d’air) pour dévoiler celle que personne n’attendait: la Chevrolet Camaro Z/28.

Non pas la Z/28 des années 1990, qui avait tellement perdu de son attrait qu’elle n’avait plus voix à aucun chapitre. Non, non: plutôt la première et vraie Camaro Z/28 , celle de 1967.

Si vous étiez né avant cette époque, vous vous rappellerez 1967 comme l’année de l’Expo (sur un air connu…), mais aussi de l’année où:

– le premier Boeing 737 a pris son envol;
– la navette Apollo 1 a pris feu, tuant ses trois astronautes;
– Elvis Presley a convolé en (justes?) noces à Las Vegas avec Priscilla Beaulieu;
– les Maple Leafs gagnaient la Coupe Stanley (l’équipe torontoise n’a plus jamais remporté le trophée depuis…)

Et évidemment, 1967, c’est l’année de la première Chevrolet Camaro Z/28, spécialement conçue pour la série Trans-Am – et tenter d’y battre une certaine… Ford Mustang.

La plus rapide des Camaro
Ce qu’il faut savoir, de la nouvelle Chevrolet Camaro Z/28 qui doit nous arriver au printemps 2014? D’abord, qu’elle sera la plus rapide des Chevrolet Camaro – sur circuit, du moins.

Certes, la Chevrolet Camaro ZL1 (elle aussi développée par Oppenheiser) produit, de par son V8 suralimenté de 6,2 litres, davantage de puissance: 580 chevaux et  556 lb-pi de couple.

Avec son V8 à aspiration naturelle de 7,0 litres (oui, oui, le même que pour l’actuelle Chevrolet Corvette et qui est assemblé à la main), la Chevrolet Camaro Z/28 n’aura droit « qu’à » 500 chevaux (une estimation) et 470 lb-pi de couple. Sachez que le 0-100km/h n’a toujours pas été dévoilé.

Mais il s’agit quand même là du plus puissant moteur à aspiration naturelle jamais produit par GM. Qui ne sera couplé qu’à une boîte manuelle six rapports (Tremec TR6060). Surtout, ce moteur LS7 se glissera sous le capot d’une Camaro Z/28 pas mal moins lourde que la ZL1.

Et Oppenheiser de confier qu’aux tests internes, la Z/28 a été, malgré ses quelques 80 chevaux en moins, trois secondes plus rapide au tour que la ZL1.

Oui, Monsieur.

Phoque le confort
Dans l’industrie automobile, retrancher une dizaine, voire une vingtaine de kilos d’une voiture, ça tient de l’exploit. Alors, imaginez ce que ça a demandé de retrancher, pour la Camaro Z/28, quelque… 136 kilos (300 livres) versus la Camaro ZL1.

Al Oppenheiser (qui possède et a lui-même restauré une Chevrolet Camaro décapotable SS 1968) a été sans pitié.

Parce qu’il voulait respecter la mission première de la Chevrolet Camaro Z/28, soit celle d’être une bête de piste, il a décidé que pour elle, il n’y aurait pas de climatiseur, ni de système audio. Du moins, pas sans allonger quelques bidous supplémentaires pour les obtenir en option.

Il lui a bien fallu conserver un haut-parleur, question de faire entendre la tonalité qui signifie: « Hey, le pilote, t’as pas bouclé ta ceinture ». Sinon, pas de phares au xénon et pas d’antibrouillard.

Et pas de toit ouvrant, pas même en option. (Vous rêvez à une Z/28 décapotable? « N’y pensez même pas », dit Oppenheiser.)

Par ailleurs, les obligés sièges Recaro n’ont pas droit à l’ajustement électrique. Ici et là, les matériaux se font plus légers, la batterie plus compacte, l’insonorisation moindre.

On a pensé faire la passe sur la banquette, mais bon: « Dans la famille Chevrolet, on a déjà une belle sportive deux places et c’est la Corvette », dit Oppenheiser. Donc, les deux places arrière demeurent.

Mais là encore, des matériaux plus légers et la disparition d’un passage central lui font économiser 4kg.

Phoque le confort, comme dirait l’autre.

On réduit les pneumatiques!
Les roues ont aussi dû être réduites. « J’aurais préféré les roues de 20 pouces, qui donnent une belle stature à la voiture, dit le designer en chef Tom Peters. Mais que voulez-vous: on ne peut argumenter avec les lois de la physique. »

Bonjour, donc, les nouveaux Pirelli PZero Trofeo R de 19 pouces, une première mise en application pour ces 305/30R19. C’est là une vingtaine de kilos d’épargnés, en plus d’un centre de gravité réduit de 33 mm.

Surtout: la Chevrolet Camaro Z/28 a droit, de série, aux freins Brembo de céramique de carbone. Ça coûte cher, mais ça sauve 12,5 kg… et ça permet des décélérations pouvant atteindre 1,5 g, dit Oppenheiser.

Appris sur le tas… de la Corvette
Peser moins, c’est une chose; être aérodynamique, ça en est une autre.

C’est pourquoi le designer Tom Peters a passé « un temps fou dans le tunnel », afin d’annihiler – ou de justifier chaque millimètre de résistance.

Déflecteur, bas de caisse, panneaux sous-carrosserie, aileron… « On a appliqué à la Camaro Z/28 ce qu’on a appris avec la Corvette, » dit Peters.

Et avec plus de 200 modifications au châssis, la Z/28 promet de pouvoir soutenir des accélérations latérales de 1,05g. Si 1,05g, ça ne vous dit rien, sachez que c’est dans la cour des vrais supercars.

De la concurrence? Ben non, voyons…
La Chevrolet Camaro Z/28, qui sera assemblée à l’usine d’Oshawa (ce n’est que la prochaine génération qui déménage ses pénates au Michigan), sera livrée dès le printemps 2014.

(On vous gage un p’tit deux que la première unité sera acquise, à grand renfort de dollars, par le propriétaire d’écurie Nascar Rick Hendrick…)

Attendez-vous à un prix d’étiquette, en concessionnaire, plus élevé que celui demandé pour la Camaro ZL1 (58 500$) – mais évidemment moins que pour la Chevrolet Corvette Z06 (88 200$).

Lorsqu’on lui demande quelle concurrence la Chevrolet Camaro Z/28 affrontera, Oppenheiser repousse du revers de la main toute mention à la Ford Mustang, qu’importe la variante:

« On n’a pas conçu la Z/28 pour être une Mustang, on la voulait meilleure que ça. Et je ne crois pas qu’on aura de la concurrence. » Et d’ajouter, avec un clin d’oeil de fierté: « Voilà toute une affirmation, n’est-ce pas? »

Interrogé quant à savoir si une autre variante est en chemin (genre… une Z/28 IROC-Z), Oppenheiseur déclare simplement que… la Camaro est en évolution.

Mais encore… une Berlineta? Oubliez ça, conclut l’ingénieur: « Je vais être gentil et dire que la Camaro Berlineta, c’était comme de penser assister aux « vrais » Misérables sur Broadway… mais de se retrouver au spectacle d’une école primaire. »

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Steve, c’est le nom de code donné à l’icône automobile par le peu de gens chez GM au courant du fait qu’on la ramenait des oubliettes.

Et si vous demandez à Al Oppenheiser, ingénieur en chef, ou à Tom Peters, designer en chef, pourquoi ce fut Steve plutôt que George (?),on vous répondra… qu’on ne sait pas vraiment.

Alors, c’était Steve, tout simplement. Interdit ne serait-ce que de prononcer le mot Z/28 – sous presque peine de mort.

Du coup, la surprise a été totale au dernier salon automobile du printemps 2013, celui de New York.

Pourtant, les fans se demandaient depuis un bon moment déjà: « À quand une Z/28? »

Ceux-ci s’étaient même montrés surpris que la Camaro ZL1 n’ait pas été ainsi désignée.

« Mais la Camaro ZL1, réplique Al Oppenheiser, ce n’était pas une Camaro Z/28. La ZL1 est une voiture plus lourde, son moteur est suralimenté, nous l’avons donc conçue pour qu’elle soit en équilibre entre la route, le circuit et la piste de « drag ». »

Au contraire, la Camaro Z/28 a été strictement pensée pour le circuit. « Et elle ne sera pas pour tout le monde, » souffle l’ingénieur, presque religieusement.

C’était l’année de l’Expo…
Une Camaro Z/28, on n’en a plus distribuée depuis le début des années 2000, à la disparition (temporaire) du modèle – et celle (permanente) de l’usine de Boisbriand.

Mais voilà, on a profité du léger restylage de la Chevrolet Camaro 2014 (essentiellement, l’ouverture supérieure à la calandre s’est amincie, alors que celle inférieure avale encore plus d’air) pour dévoiler celle que personne n’attendait: la Chevrolet Camaro Z/28.

Non pas la Z/28 des années 1990, qui avait tellement perdu de son attrait qu’elle n’avait plus voix à aucun chapitre. Non, non: plutôt la première et vraie Camaro Z/28 , celle de 1967.

Si vous étiez né avant cette époque, vous vous rappellerez 1967 comme l’année de l’Expo (sur un air connu…), mais aussi de l’année où:

– le premier Boeing 737 a pris son envol;
– la navette Apollo 1 a pris feu, tuant ses trois astronautes;
– Elvis Presley a convolé en (justes?) noces à Las Vegas avec Priscilla Beaulieu;
– les Maple Leafs gagnaient la Coupe Stanley (l’équipe torontoise n’a plus jamais remporté le trophée depuis…)

Et évidemment, 1967, c’est l’année de la première Chevrolet Camaro Z/28, spécialement conçue pour la série Trans-Am – et tenter d’y battre une certaine… Ford Mustang.

La plus rapide des Camaro
Ce qu’il faut savoir, de la nouvelle Chevrolet Camaro Z/28 qui doit nous arriver au printemps 2014? D’abord, qu’elle sera la plus rapide des Chevrolet Camaro – sur circuit, du moins.

Certes, la Chevrolet Camaro ZL1 (elle aussi développée par Oppenheiser) produit, de par son V8 suralimenté de 6,2 litres, davantage de puissance: 580 chevaux et  556 lb-pi de couple.

Avec son V8 à aspiration naturelle de 7,0 litres (oui, oui, le même que pour l’actuelle Chevrolet Corvette et qui est assemblé à la main), la Chevrolet Camaro Z/28 n’aura droit « qu’à » 500 chevaux (une estimation) et 470 lb-pi de couple. Sachez que le 0-100km/h n’a toujours pas été dévoilé.

Mais il s’agit quand même là du plus puissant moteur à aspiration naturelle jamais produit par GM. Qui ne sera couplé qu’à une boîte manuelle six rapports (Tremec TR6060). Surtout, ce moteur LS7 se glissera sous le capot d’une Camaro Z/28 pas mal moins lourde que la ZL1.

Et Oppenheiser de confier qu’aux tests internes, la Z/28 a été, malgré ses quelques 80 chevaux en moins, trois secondes plus rapide au tour que la ZL1.

Oui, Monsieur.

Phoque le confort
Dans l’industrie automobile, retrancher une dizaine, voire une vingtaine de kilos d’une voiture, ça tient de l’exploit. Alors, imaginez ce que ça a demandé de retrancher, pour la Camaro Z/28, quelque… 136 kilos (300 livres) versus la Camaro ZL1.

Al Oppenheiser (qui possède et a lui-même restauré une Chevrolet Camaro décapotable SS 1968) a été sans pitié.

Parce qu’il voulait respecter la mission première de la Chevrolet Camaro Z/28, soit celle d’être une bête de piste, il a décidé que pour elle, il n’y aurait pas de climatiseur, ni de système audio. Du moins, pas sans allonger quelques bidous supplémentaires pour les obtenir en option.

Il lui a bien fallu conserver un haut-parleur, question de faire entendre la tonalité qui signifie: « Hey, le pilote, t’as pas bouclé ta ceinture ». Sinon, pas de phares au xénon et pas d’antibrouillard.

Et pas de toit ouvrant, pas même en option. (Vous rêvez à une Z/28 décapotable? « N’y pensez même pas », dit Oppenheiser.)

Par ailleurs, les obligés sièges Recaro n’ont pas droit à l’ajustement électrique. Ici et là, les matériaux se font plus légers, la batterie plus compacte, l’insonorisation moindre.

On a pensé faire la passe sur la banquette, mais bon: « Dans la famille Chevrolet, on a déjà une belle sportive deux places et c’est la Corvette », dit Oppenheiser. Donc, les deux places arrière demeurent.

Mais là encore, des matériaux plus légers et la disparition d’un passage central lui font économiser 4kg.

Phoque le confort, comme dirait l’autre.

On réduit les pneumatiques!
Les roues ont aussi dû être réduites. « J’aurais préféré les roues de 20 pouces, qui donnent une belle stature à la voiture, dit le designer en chef Tom Peters. Mais que voulez-vous: on ne peut argumenter avec les lois de la physique. »

Bonjour, donc, les nouveaux Pirelli PZero Trofeo R de 19 pouces, une première mise en application pour ces 305/30R19. C’est là une vingtaine de kilos d’épargnés, en plus d’un centre de gravité réduit de 33 mm.

Surtout: la Chevrolet Camaro Z/28 a droit, de série, aux freins Brembo de céramique de carbone. Ça coûte cher, mais ça sauve 12,5 kg… et ça permet des décélérations pouvant atteindre 1,5 g, dit Oppenheiser.

Appris sur le tas… de la Corvette
Peser moins, c’est une chose; être aérodynamique, ça en est une autre.

C’est pourquoi le designer Tom Peters a passé « un temps fou dans le tunnel », afin d’annihiler – ou de justifier chaque millimètre de résistance.

Déflecteur, bas de caisse, panneaux sous-carrosserie, aileron… « On a appliqué à la Camaro Z/28 ce qu’on a appris avec la Corvette, » dit Peters.

Et avec plus de 200 modifications au châssis, la Z/28 promet de pouvoir soutenir des accélérations latérales de 1,05g. Si 1,05g, ça ne vous dit rien, sachez que c’est dans la cour des vrais supercars.

De la concurrence? Ben non, voyons…
La Chevrolet Camaro Z/28, qui sera assemblée à l’usine d’Oshawa (ce n’est que la prochaine génération qui déménage ses pénates au Michigan), sera livrée dès le printemps 2014.

(On vous gage un p’tit deux que la première unité sera acquise, à grand renfort de dollars, par le propriétaire d’écurie Nascar Rick Hendrick…)

Attendez-vous à un prix d’étiquette, en concessionnaire, plus élevé que celui demandé pour la Camaro ZL1 (58 500$) – mais évidemment moins que pour la Chevrolet Corvette Z06 (88 200$).

Lorsqu’on lui demande quelle concurrence la Chevrolet Camaro Z/28 affrontera, Oppenheiser repousse du revers de la main toute mention à la Ford Mustang, qu’importe la variante:

« On n’a pas conçu la Z/28 pour être une Mustang, on la voulait meilleure que ça. Et je ne crois pas qu’on aura de la concurrence. » Et d’ajouter, avec un clin d’oeil de fierté: « Voilà toute une affirmation, n’est-ce pas? »

Interrogé quant à savoir si une autre variante est en chemin (genre… une Z/28 IROC-Z), Oppenheiseur déclare simplement que… la Camaro est en évolution.

Mais encore… une Berlineta? Oubliez ça, conclut l’ingénieur: « Je vais être gentil et dire que la Camaro Berlineta, c’était comme de penser assister aux « vrais » Misérables sur Broadway… mais de se retrouver au spectacle d’une école primaire. »

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