Ferrari LaFerrari 2014 : l’après-Enzo est commencé

À l’occasion du Salon de Genève 2013, le constructeur Ferrari a enfin levé le voile sur sa toute dernière interprétation de l’ultime voiture. Le président de Ferrari, Luca di Montezemolo, déclarait lors de la présentation : « Nous avons choisi de l’appeler LaFerrari parce que cette voiture représente l’expression optimale de ce qui définit notre compagnie – c’est-à-dire l’excellence ».

À l’instar de la Ferrari Enzo qu’elle remplace, la LaFerrari 2014 sera un modèle limité, puisque seulement 499 exemplaires quitteront la ligne d’assemblage. Déjà, le constructeur au cheval cabré a reçu plus de commandes que le nombre de voitures prévues. La Ferrari LaFerrari est déjà un item de collection avant même d’être lancée sur les routes du globe, un qualificatif qui s’applique également aux ancêtres de ce modèle – F40, F50 et Enzo – pour ne nommer que ceux-là.

Châssis : encore plus sérieux
Les comparaisons avec l’Enzo étaient inévitables, cette hypervoiture ayant repoussé les limites du segment lors de son introduction au marché en 2003. Dix ans plus tard, la nouvelle LaFerrari 2014 a droit à un châssis plus rigide de 27% en torsion et 22% au niveau des poutres, tout cela avec un poids réduit par rapport à l’ancien modèle. De plus, le centre de gravité a été abaissé de 35 mm et tout le poids se trouve entre les deux essieux.

Quant à la répartition des masses, Ferrari affirme que 59% des masses se retrouve à l’arrière, un arrangement idéal selon le constructeur. Le châssis est évidemment composé de fibre de carbone – quatre types pour être plus précis –, tout cela dans l’unique but d’atteindre la rigidité et la légèreté maximale. En fait, la fibre de carbone est appliquée selon la même méthode utilisée pour la F138 pilotée par Felipe Massa et Fernando Alonso.

Motorisation hybride

Sous le capot arrière, les motoristes y vont de leur plus puissante création pour la route à ce jour. C’est toujours un moteur V12 – d’une cylindrée de 6,3-litres – qui trône derrière les occupants, mais ce dernier développe 800 chevaux. Toutefois, contrairement à tous les autres modèles de la marque, la LaFerrari est munie de deux moteurs électriques additionnels d’une puissance combinée de 120 kW (ou 163 ch), ce qui porte la puissance totale à 963 chevaux.

Une transmission à double embrayage comptant sept rapports s’occupe de faire la liaison entre le conducteur et le V12. L’avantage d’une telle combinaison mécanique, outre l’économie de carburant recherchée, réside dans le haut niveau de couple disponible à bas régime grâce au moteur électrique, ce qui permet aux ingénieurs de s’assurer que le V12 puissance révolutionner jusqu’à 9250 tours/minute.

Le système hybride qui porte d’ailleurs le même nom qu’en F1, soit HY-KERS, ne permet pas à la voiture de rouler en mode électrique seulement, Ferrari ayant préféré conserver le V12 en marche en tout temps étant donné le caractère de cette exotique spéciale. HY-KERS utilise un moteur électrique pour les roues arrière et un autre pour les systèmes montés à bord, tandis qu’un bloc de batteries est attaché au plancher de la bête, ce dernier accusant un poids de 60 kg seulement. Les batteries sont rechargées lors des freinages et lorsque le moteur produit trop de couple l’excédant est envoyé aux batteries.

Aérodynamique quasi parfait
La nouvelle Ferrari ultime ne serait pas réussie sans un aérodynamisme parfait. Évidemment, la carrosserie se doit d’être belle, mais il faut aussi qu’elle soit efficace afin de ne pas handicaper les performances du bolide. Le but de la LaFerrari était d’atteindre le meilleur coefficient d’aérodynamisme jamais offert sur un modèle de la marque. Avec de nombreux ajustements et beaucoup de temps passé en soufflerie, Ferrari a réussi à enregistrer un résultat impressionnant de presque 3. De plus, question d’aider le pilote, la voiture a des appendices actifs tant à l’avant qu’à l’arrière (diffuseurs, guides, ailerons) qui augmentent l’effet de traînée au moment jugé opportun par la voiture.

Performances à la hauteur
La nouvelle LaFerrari a-t-elle ce qu’il faut pour abattre la compétition? La réponse est un retentissant oui. N’allez surtout pas croire que celle-ci est capable de surpasser la Bugatti Veyron SS en vitesse de pointe, mais quand une voiture accomplit le 0-100 km/h en moins de 3 secondes et le 0-200 km/h en moins de 7 secondes, il ne s’agit pas d’une tortue! Ferrari affirme que son bolide fait un tour du circuit de Fiorano 5 secondes plus rapidement que l’ancienne Enzo et 3 secondes plus vite que l’actuelle F12berlinetta. Avec un système HY-KERS qui conserve le régime moteur à un niveau supérieur dans les virages, les sorties se font de manière assez énergique. Quant à l’efficacité des freins Brembo, elle a encore été repoussée grâce à des étriers allégés mieux ventilés, tandis que les disques en carbone-céramique sont entièrement nouveaux.

Habitacle : pour le pilote par deux pilotes
Quant à cet intérieur, il a été pensé pour le pilote – ou pour le collectionneur –, le siège étant fixe et moulé aux mensurations de l’acheteur, tandis que le volant et les pédales sont ajustables. Inutile donc de vous mentionner que la position de conduite est parfaite pour le conducteur. D’ailleurs, Ferrari affirme qu’elle a été calquée sur celle de sa monoplace de F1. De plus, les deux pilotes de la Scuderia ont activement participé au développement de la LaFerrari, de manière à la rendre conviviale, mais surtout, unique à piloter.

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