Subaru Forester 2014 : Celui qui a créé la catégorie… ne la réinvente pas

Bon, qu’on se le dise tout de suite, Subaru n’a jamais été le constructeur qui rafle des prix en design. Et la 4e génération de son Forester ne changera pas la donne. Certes, on accorde à l’utilitaire compact la mise à niveau dont il avait besoin, mais le véhicule qui a inventé la catégorie… ne la réinvente pas pour autant. Sauf peut-être pour ce nouveau « EyeSight ».

Le nouveau Subaru Forester 2014 débarquera au début avril (2013) avec une nouvelle robe qui fait de lui davantage un utilitaire qu’un gros wagon – est c’est bien tant mieux. Notez les nouvelles lignes de caractère au capot et aux flancs, la grille plus ramassée et le hayon qui se dote de… bajoues (!). C’est plus moderne, mais bon, ça n’a rien de vraiment très excitant.

Sous ces nouveaux atours, on parle d’une plateforme qui s’étire de 3,5cm, ce qui conserve le véhicule parmi les plus longs de la catégorie. Voilà qui devrait se traduire par plus de générosité aux jambes arrière et au cargo – on dit ce dernier 12% plus vaste. 

Pas d’extravagance au tableau de bord – on a d’ailleurs droit à un écran central qui semble sorti de « l’aftermarket » – mais le volant informe fait (enfin) place à quelque chose de plus angulaire et contemporain, comme pour les nouvelles Legacy et Impreza. 

Sans surprise, la direction à assistance hydraulique cède le pas à l’électrique. Par contre, la double triangulation, à la suspension arrière, est toujours de mise, ce qui accorde au Forester une conduite unique – confo, mais se replaçant vite et bien – se démarquant de la compétition.

La CVT prend le pas – qu’on le veuille ou pas
Côté motorisation de base, le même quatre cylindres boxer (2,5 litres) de 170 chevaux continue d’être au rendez-vous dans les variantes 2,5i. 

Mauvaise nouvelle : à ce moteur, on n’a toujours pas accordé l’injection directe. En contrepartie, la boîte manuelle gagne une vitesse (à six, maintenant) et la désuète boîte automatique quatre rapports tire (enfin!) sa révérence. 

Cette dernière, comme le veut la tendance, est remplacée par la transmission à variation continue qui a pris d’assaut la plupart des autres véhicules Subaru. Une CVT, on le sait, ce n’est pas le Klondike, mais lorsqu’on la traite en gentleman, celle de Subaru est parmi les plus discrètes. 

Il faudra voir les cotes de consommation qui seront officiellement annoncées au Salon de l’Auto de Montréal à la mi-janvier, mais gageons qu’on parlera d’un bon 10% d’économie versus feue la boîte automatique. Plus tard au printemps, l’on saura si le nouveau Forester continue de s’offrir aux mêmes prix d’étiquette, notamment à un prix de base de 25 995$.

Turbo!
On a toujours droit à une variante turbocompressée, mais attention : on abandonne le 2,5 litres de la WRX pour adopter le quatre cylindres boxer de 2,0 litres à injection directe de la BR-Z, auquel on a de surcroît annexé un turbo (ça promet pour le petit coupé sport…). 

Voilà qui permettra à la « 2.0XT »  de produire 26 chevaux de plus que l’ancienne mouture (à 250 chevaux) et 32 lb-pi de couple en sus (à 258 lb-pi).

Évidemment, on parle de pneumatiques de plus grand diamètre (18 pouces), de freins plus larges et d’une suspension jusqu’à 20% plus ferme. Cependant, ne cherchez pas de trappe d’air au capot : elle n’est pas reconduite.

Surtout, pas de boîte manuelle pour transiger cette vigueur; qu’une CVT au catalogue, mais celle-ci veut compenser non seulement avec des palettes au volant, mais également trois modes de programmation : l’Intelligent (lire : pour une bonne économie en carburant), le Sport et le Très Sport. Ce dernier mode, dit-on, proposera non pas six, mais bien huit rapports… virtuels, bien entendu.

Un « X-Mode » pour la traction intégrale
Nombreux sont ceux qui ne jurent que par la traction intégrale de Subaru et vrai que celle-ci est l’une des plus efficaces de l’industrie. Pas besoin de rappeler (mais faisons-le quand même…) que sauf pour la sportive BR-Z, l’AWD est offert de série sur toutes les Subaru. 

Sauf que pour le Forester 2014, on lui annexe un mystérieux « X-Mode ». Pour le moment, tout ce qu’on sait de la chose, c’est qu’il suffit d’engager une commande au tableau de bord pour que le moteur, la transmission CVT et le système de stabilité collaborent afin de livrer une meilleure expérience sur les surfaces glacées ou « inégales ».

Faudra voir… Tout comme il faudra voir si, à vitesse de croisière, l’habitacle profitera d’une meilleure insonorisation que l’actuelle génération, l’un des principaux défauts de l’actuelle génération.

Ayez l’œil sur le EyeSight
Des gizmos d’aides à la conduite, sur le marché, il y en a des verts et des pas mûrs. Mais le EyeSight de Subaru est, à notre avis, l’un des plus intuitifs – peut-être parce que Subaru Canada l’a adapté à nos conditions particulières.

Le EyeSight a d’abord été présenté sur les nouvelles Legacy/Outback (dispo pour 1500$) et c’est là que nous avons pu tester l’efficacité du régulateur de vitesse intelligent (qui va jusqu’à immobiliser le véhicule dans les bouchons de circulation). 

On aime également le système qui réduit les accélérations en démarrage si les caméras (pas des radars, notez bien) signalent la présence d’un obstacle droit devant. 

Il y a également cette alerte qui, à un feu de circulation, signale au conducteur distrait que la voiture devant est repartie et qu’il lui faudrait faire de même. Quoique… même sans cette alerte, on se doute bien que l’automobiliste derrière se chargera bien de klaxonner la chose…

Pour se procurer le EyeSight sur le Forester, il faudra nécessairement se payer les variantes Touring, soit les plus huppées.

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