Une 7e génération: C’est à 40 ans que les Volks Golf sont belles…

Et vous savez quoi? Voilà toutes autant de bonnes nouvelles.

Première bonne nouvelle: le moteur cinq cylindres de 2,5 litres – une rareté sur le marché, ce cinq cylindres, notez bien – tirera définitivement sa révérence. Il le fera au profit d’un nouveau quatre cylindres de 1,8 litre, turbo et à injection directe.

Oui, Monsieur. Et Madame.

À date, on parle d’une puissance similaire de 170 chevaux et de 182 lb-pi, transigée par une boîte manuelle six vitesses ou une automatique (mais pas à double embrayage DSG) de six rapports. L’économie d’essence sera sûrement améliorée versus l’actuel cinq cylindres (170 chevaux et 177 lb-pi).

Graduellement au cours des prochains mois, ce nouveau moteur prendra place sous le capot de la Volks Passat, puis des Jetta et Beetle.

Le TDI reste

Retour à la Golf – la MarkVII, comme disent les fidèles, pour les rassurer: la motorisation diesel demeure.

Évidemment. S’il est un constructeur qui sait vendre des véhicules diesel, c’est bien Volkswagen.

Le quatre cylindres 2,0L turbo a été révisé d’une dizaine de chevaux (à 150 chevaux), mais il conserve le même couple (à 236 lb-pi).

Pour lui, l’Europe aura droit à la désactivation des cylindres, mais la technologie d’économie en carburant ne sera pas pour nous – du moins, pas encore.

Pour ce TDI, on confirme la manuelle six vitesses et l’automatique six rapports – DSG, celle-là, comme c’est actuellement le cas.

La GTi? Patience, on vous en parle un peu plus loin.

Une nouvelle plateforme
Deuxième bonne nouvelle: on assemblera la Golf sur la nouvelle plateforme MQB de Volkswagen.

La MQB : retenez bien ce vocable, car il pourrait constituer la prochaine grande révolution automobile, comme le « Just in time » de Toyota dans les années 1950.

Sans trop entrer dans les détails, disons simplement que Volkswagen a peut-être créé, avec sa MQB (pour Modularer QuerBaukasten ou… matrice modulable transversale), une plateforme d’assemblage si polyvalente qu’elle pourrait accueillir les deux tiers de ses véhicules.

Pour le commun des mortels, ça ne signifie peut-être rien, mais pour le constructeur allemand, qui héberge une douzaine de marques sous son toit, ça signifie d’énooooormes économies d’échelle.

La plateforme MQB accueille également la nouvelle Audi A3, pour ceux que ça intéresse.

Une Golf désormais mexicaine

Troisième bonne nouvelle: la Golf sera assemblée au Mexique.

Bon, je vous entends vous rappeler ces premières Volkswagen fabriquées « dans le Sud » qui n’affichaient pas la qualité à laquelle on s’attendait du constructeur allemand.

Mais depuis les dernières Golf fabriquées au pays de la Corona (« Nous avons produit des Golf au Mexique entre 1989 et 1998″, dit Thomas Tetzlaff, porte-parole canadien pour la marque), beaucoup d’eau a coulé sous les ponts.

Aujourd’hui, autant les Jetta que les Beetle y sont assemblées. Il n’était que logique d’y faire revenir la prochaine génération de Golf.

Principal avantage: ça permettra à Volkswagen de tailler les versions et les équipements de sa compacte selon les besoins du marché nord-américain, sans être à la merci des fluctuations des grandes devises monétaires.

Reste à savoir si la chose entraînera une autre bonne nouvelle: un prix de base qui ramènera la Golf comme voiture d’entrée de gamme de la marque. Rappelons que depuis trois ans, cette position est occupée par la Jetta avec son prix de base sous les 16 000$ (la Golf débute sous les 20 000$).

La mauvaise nouvelle…
La mauvaise nouvelle? Alors que le marché européen recevra la nouvelle Golf Mark VII en mai prochain, de ce côté-ci de l’Atlantique, nouvelle localisation de production oblige, il faudra attendre au 2e trimestre de 2014 pour l’obtenir.

Soit dans plus d’un an.

Bah, consolons-nous, nous mettrons la patte sur la compacte à temps pour son 40e anniversaire.

Depuis son lancement en 1974 (à l’époque, on l’appelait chez nous la Rabbit), la compacte de Volks s’est écoulée en 30 millions d’exemplaires à travers la planète.

La GTi: plus puissante… évidemment

Bon, la Volks GTi, maintenant: elle aussi sera assemblée au Mexique, ce qui sera une première pour elle.

À cette Golf de performance, on accordera – encore – le quatre cylindres turbo de 2,0 litres (avec boîte manuelle ou boîte DSG six rapports), pour 220 chevaux et 258 lb-pi.

C’est respectivement 20 chevaux, mais surtout 51 lb-pi de plus qu’actuellement.

Waow.

Esthétiquement, on aura droit au traitement habituel: revêtement des sièges à carreaux écossais (ou de cuir), volant sport aplati à la base, pédales en acier inoxydable, calandre et jantes exclusives, double échappement, suspension surbaissée, étriers de frein peints en rouge…

La totale, quoi.

Tout ça, pour un 0-100km/h en 6,5 secondes.

En Europe, un groupe « performance » fera grimper la puissance à 230 chevaux, ce qui retranchera un dixième de seconde au 0-100km/h. L’Amérique n’est pas sur la liste de distribution, mais « On y travaille », dit Thomas Tetzlaff.

Oh, l’Europe aura aussi droit à une GTD – D comme dans diesel. C’est la première fois que la GTi se décline avec un 2e moteur, en l’occurrence un quatre cylindres TDI de 2,0 litres produisant 184 chevaux et 280 lb-pi de couple.

« On travaille encore plus fort là-dessus, confie M. Tetzlaff. Nous discernons chez nous un beau petit marché pour cette GTD – et nos patrons allemands commencent à être d’accord avec nous… »
 
Ce qu’on aura…

La Volks Golf de 7e génération sera proposée, comme à l’habitude, en configuration trois ou cinq portes puis, un peu plus tard en cours d’année, en familiale.

Côté dimensions, on parle d’une longueur hors-tout de 56mm plus généreuse (à 4,3 mètres), d’une largeur accrue de 13mm (à 1,8 mètre) et d’un empattement qui s’étire de 59mm, désormais à 2637mm.

Voilà, disent les chanceux qui ont déjà eu l’occasion de tester la voiture en Europe, qui accorde un peu plus d’espace aux jambes arrière. Le cargo prend aussi de l’envergure, avec 30 litres supplémentaires, maintenant à 380 litres (banquette relevée).

Surtout, surtout, Volkswagen a réussi un exploit « diète » en retranchant 100 kilos du poids total de la voiture. C’est quand même substantiel, pour une compacte.

… et ce qu’on n’aura pas – encore

En Europe, les moteurs de la nouvelle Golf auront droit au système d’arrêt-démarrage, question de respecter les normes d’émissions toujours plus sévères.

Nous? À part la nouvelle Jetta Hybrid, aucune autre motorisation de Volkswagen ne prévoit la chose, du moins pour la prochaine année.

Dommage.

À surveiller après, peut-être (nous avons bien dit: peut-être), une première année de production: une variante cabriolet.

« Mes doigts sont croisés », dit Thomas Tetzlaff, qui en profite pour innocemment avouer avoir conduit ET la Golf Cabrio ET la GTi Cabrio ET la Golf R Cabrio: « On serait heureux avec n’importe laquelle des trois… »

Enfin, toujours dans le domaine des « peut-être », priez pour une Golf 4Motion, avec système à traction intégrale Haldex (de 5e génération).

L’Europe y a droit, mais là encore, pour nous, vous l’avez deviné: « Nous y travaillons… »

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