Une sous-compacte 2014 pour Mitsubishi: Une Mirage – ou pas

Le grand dévoilement nord-américain de la Mitsubishi sans nom s’est effectué en janvier dernier, non pas à Détroit, mais bien à Montréal. Pour l’occasion, Mitsubishi a fait débarquer de la Thaïlande l’une des Mirage qu’il y fabrique – une 6e génération qui roule depuis moins d’un an sur les marchés asiatiques.

Du coup, on a pu constater de visu… que la petite citadine n’a pas encore tout le lustre nécessaire pour s’adresser à notre marché. Les plastiques de l’habitacle sont durs et de très moyenne facture, les sièges n’ont pas l’air confortable et dans l’ensemble, le design tant extérieur qu’intérieur n’a absolument aucune d’envergure.

Par ailleurs, les collègues journalistes d’outre-mer qui ont eu l’occasion de conduire la Mitsubishi Mirage la décrivent comme manquant d’insonorisation et dont les groupes motopropulseurs n’ont rien de raffiné.

Espérons que des améliorations seront apportées à la sous-compacte avant qu’elle ne débarque en terre nord-américaine. (Oui, les États-Unis l’accueilleront aussi; d’ailleurs nos Voisins du sud pourront « admirer » la Mitsubishi Mirage au prochain Salon de New York, qui ouvre ses portes à la fin du mois.)

Histoire tumultueuse
C’est une histoire tumultueuse qu’a vécu la Mitsubishi Mirage. Lancée à la fin des années 1970 en petite voiture à hayon (trois et cinq portes), elle s’est amenée en Amérique du Nord au milieu des années 1980… aussi distribuée en Dodge Colt, Plymouth Colt et Eagle Summit (ça ne nous rajeunit pas, hein?).

On lui a vu des configurations « hatchback » et berline, voire même de coupé. Avant le tournant du millénaire, elle a été remplacée par… la Mitsubishi Lancer, puis a souffert d’un hiatus d’une décennie sans production aucune.

La Mitsubishi Mirage de sixième génération est de retour depuis l’année dernière sur les marchés asiatiques et on l’attend chez nous pour l’automne.

Et vous savez quoi? Il s’agira là de l’une des rares voitures assemblées en Thaïlande à être distribuées sur notre continent.

Et le « stop-start »?
Pour l’heure, Mitsubishi fournit peu de détails quant à cette sous-compacte à hayon cinq portes et cinq places (pas de berline prévue). Une chose est sûre: elle sera le 5e modèle à venir garnir la gamme nipponne (avec la Lancer, l’Outlander, le RVR et l’électrique i-Miev).

Ailleurs, on lui connaît un moteur trois cylindres de 1,2 litre qui développe 74 chevaux et 74 lb-pi, avec boîte manuelle cinq vitesses ou transmission à variation continue (CVT).

Si on aura probablement droit à ce groupe motopropulseur, pas un mot n’a été pipé quand au dispositif « stop-start » qui est offert de l’autre côté du Pacifique. Voilà qui aiderait vraiment la citadine à se démarquer.

Trompe-l’oeil
Côté dimensions, même si ce n’est pas évident au premier coup d’oeil, la Mitsubishi Mirage/Colt n’est pas si petite qu’on pourrait le croire.

Ses 3,8 mètres sont plus longs que les 3,5 mètres de la Fiat 500 et que les 3,7 mètres de la Chevrolet Spark;

Ses 1665mm de largeur sont légèrement plus généreux que les 1627mm de la Fiat 500 et que les 1597mm de la Spark;

Le dégagement aux têtes devrait être un brin plus clément que dans la Hyundai Accent, merci à une hauteur de 1500mm (contre 1450mm pour la coréenne);

Et côté empattement, la Mitsubishi se campera dans la bonne moyenne des citadines avec ses 2450mm, soit à mi-chemin entre les 2300mm de la Fiat 500 et les 2570mm de la Hyundai Accent.

Cependant, elle devrait rouler sur des pneus de 14 pouces. Faites le tour des véhicules actuellement offerts sur notre marché et vous découvrirez que des 14 pouces, c’est rare comme de la m… de pape (pour rester dans le ton d’un certain conclave).

Mise à part la Hyundai Accent, toutes les petites voitures dont il a été question plus haut (et même celles dont il n’a pas été question, telle la Smart Fortwo et la Mazda2) roulent sur au moins des 15 ou des 16 pouces.

Des promesses… pas difficiles à tenir
Mitsubishi promet une chose: sa sous-compacte sera l’une des voitures les plus économiques à l’achat de notre marché, avec un prix de plus ou moins 13 000$.

Voilà qui placerait la Mirage/Colt sous les 14 400$ de la Ford Fiesta, sous les 13 700$ de la Hyundai Accent, sous les 14 100$ de la Mazda2 et bien en deçà des 17 000$ (!) de la Scion IQ.

À date, et si l’on ne tient compte d’aucun rabais de constructeur sur les prix annoncés, seules les Chevrolet Spark (11 900$) et Nissan Versa (la berline débute à 11 900$) proposeront un prix d’étiquette plus alléchant que la petite Mitsubishi.

Autre promesse du constructeur japonais: la Mirage/Colt sera l’une des plus économiques en carburant.

Voilà qui ne sera pas très difficile… D’abord, la voiture devrait peser sous les 900 kilos, peut-être même sous les 870 kilos. Et surtout, avec un tout petit 74 chevaux sous le capot, elle deviendra la 2e voiture la moins puissante du continent, après la Smart (70 chevaux).

Les deux seules autres voitures à proposer une puissance sous la barre des 100 chevaux sont la Chevrolet Spark (84 chevaux) et la Scion IQ (94 chevaux)…

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